Le crayon
Un crayon alternatif ouvre l'accès à l'alphabet. Il sert dès que le stylo ou le clavier fait barrage. Y compris quand tenir le stylo est possible mais coûte trop d'effort. Il permet d'essayer, de composer, de se tromper, de recommencer. D'après le Center for Literacy and Disability Studies. Et les pratiques d'AAC Girls.
Habiller les lettres
Une image sous chaque lettre, sur un thème. Pour apprendre l'alphabet, c'est un appui. Pour écrire vite, l'image peut détourner du geste. Une lettre sans image dans le thème reste toute seule. Elle ne disparaît jamais.
« Mes images à moi » range vos photos par leur première lettre. B comme Bandit, M comme maman, P comme piscine. Vos images s'ajoutent en bas de cette page. Dans tous les thèmes, votre image passe avant celle de l'appli.
Ces lettres-là passent avant le thème choisi.
Une photo de votre ordinateur, pour une lettre. Le mot donne la lettre : « Bandit » ira sur le B. Elle reste dans ce navigateur, elle ne part nulle part.
L'allure des lettres
Un autre format pour certaines lettres
Toutes les lettres restent là. Seules celles que vous nommez changent d'allure. Utile pour les voyelles, les lettres du prénom, celles qu'on travaille en ce moment.
La feuille
Peut servir de repère visuel à certaines personnes. Rien ne dit que ça marche pour tout le monde.
Comme les claviers à grosses touches colorées. Chaque rangée peut avoir sa couleur. Ce repère peut aider certaines personnes à retrouver une zone du clavier.
Sans eux, pas de « été », ni « j'ai », ni « ça ». L'espace et l'effacement sont inclus.
Pour écrire une heure, un âge, un prix, un numéro.
Une banque de mots sous le clavier
Une petite banque de mots utiles, disponibles sans avoir à les épeler. L'alphabet reste là pour tout le reste. Liste de départ Com'Together, à remplacer par la vôtre.
Des mots en images, en bas de la feuille
D'abord vos images, ensuite celles de l'appli. Un mot sans image s'imprime quand même.
Aperçu
Ce que ce crayon permet d'écrire
Le tableau
On sélectionne une case, puis le mot à y mettre. Aucun glisser-déposer : ça marche à la souris, au doigt et au clavier.
Choisir l'activité et les mots
Commencez par une activité que la personne aime. Pas par celle qui vous arrange pour travailler une compétence.
Observez ce qui se dit vraiment pendant cette activité. Demander, donner son avis, raconter, dire d'arrêter. Anticipez ce qu'elle voudra dire. Pas ce que vous voulez lui enseigner.
Attention aux noms communs. Trop de noms, et le tableau ne sert plus qu'à désigner des choses. Gardez de la place pour ce qui règle l'échange. Encore, arrête, fini, aide-moi, autre chose. Et pour commenter : bon, j'aime, je n'aime pas.
Avant d'ajouter un mot, cinq questions. Sert-il souvent ? Servira-t-il plus tard ? Sert-il ailleurs que dans cette activité ? Que permet-il : demander, refuser, commenter, raconter ? Qu'emploierait une personne du même âge ici ?
Un même mot garde toujours le même pictogramme. La Fabrique n'utilise qu'une banque : c'est déjà le cas. D'après Caausette.
Me faire une proposition
Décrivez la situation avec vos mots. Comme vous le diriez à quelqu'un. Le tableau suit les règles ci-dessous. Vous pouvez modifier ces règles.
Ou partez d'un exemple :
Mes règles de composition
Ces règles servent à chaque proposition. Elles restent dans ce navigateur.
Français parlé : qui, ce qui précède le verbe, l'action, quoi, comment. On dit « voiture rouge », donc l'adjectif suit le nom. Et « je le veux », donc les petits mots précèdent le verbe. Fitzgerald : qui, l'action, comment, quoi. Publié en 1949 pour l'anglais, c'est l'ordre de « red car ». Beaucoup de supports francophones le suivent quand même. Si la personne a déjà des tableaux dans cet ordre, gardez-le. La cohérence avec ses outils passe avant la grammaire.
Le bon dosage dépend de la situation. Du nombre de cases, de l'accès, du vocabulaire déjà disponible ailleurs. Com'Together choisit un socle important par défaut. C'est un parti pris, pas une loi.
Je n'ai pas fini, ce n'est pas ça, je cherche mes mots. Sans ces mots-là, un malentendu se termine par un abandon. C'est la compétence la plus souvent oubliée.
Oui, non, je ne sais pas, encore, arrête, aide-moi. Ils servent quelle que soit l'activité. Bien en vue, et toujours au même endroit.
Les mots communs gardent la même case. Garder un mot au même endroit aide à construire des repères, spatiaux et moteurs. Les déplacer oblige à en construire de nouveaux.
L'alphabet et les chiffres sont présents par défaut. Ils ouvrent l'accès à des messages qui n'ont pas été prévus à la création du tableau.
Aperçu
Choisir un mot
Une photo de votre ordinateur, pour un mot qui vous manque. Elle reste dans ce navigateur, elle ne part nulle part.
Sélectionnez une case, puis choisissez un mot.
Ce que ce tableau permet de dire
Le mur de mots
Un mur de mots rassemble les mots qu'on travaille régulièrement. Jusqu'à ce qu'ils deviennent reconnaissables et disponibles. Pour lire, et pour écrire. Son organisation reste stable, pour qu'on les retrouve sans chercher. Cinq mots par semaine au maximum. Quatre-vingt-dix à cent vingt mots au bout d'une année. Ces deux repères sont ceux de Musselwhite, Tip 9, 2022, mot pour mot. Ce que Com'Together en déduit : mieux vaut peu de mots vraiment travaillés que beaucoup d'affichés. Le handout ATIA 2025 ne donne, lui, aucune cadence hebdomadaire. Un mur qu'on n'utilise pas devient du papier peint. Le mur complète le travail sur les sons et les lettres. D'après Musselwhite, Tip 9, 2022, et Musselwhite et Hanser, ATIA 2025.
Comment cette liste a été choisie
Ce n'est pas un classement de fréquence. Aucun corpus n'a été dépouillé pour la produire. C'est une liste de départ, composée par Com'Together. Elle réunit des mots grammaticaux du français courant. Déterminants, pronoms, prépositions, conjonctions, verbes très employés. Version du 12 août 2026. Remplacez-la par la vôtre dès que vous en avez une. Les mots qui comptent pour la personne valent mieux qu'une liste générale.
Vous pouvez écrire pourquoi vous avez choisi un mot. Sous la forme : mot = la raison. Les raisons s'impriment sur une deuxième feuille. Ainsi toute l'équipe sait pourquoi ce mot-là.
Les mots personnels s'impriment en couleur. Prénoms, animaux, lieux, passions. Ce sont eux qui donnent envie d'écrire.
Un mur de mots sert à reconnaître le mot écrit. L'image peut attirer l'attention au détriment du mot. Sur les mots outils, demandez-vous si elle apporte vraiment quelque chose.
Où en est ce mur
Aperçu
Les cartes
Des cartes à placer près du moyen de communication. Ou ailleurs dans la pièce. Cochez celles qui servent en ce moment. Tout imprimer d'un coup ne sert à personne.
Ma carte de présentation
Une carte à garder sur soi. Pour les gens qui ne vous connaissent pas. Un chauffeur, une caissière, un remplaçant. C'est vous qui la donnez, ou qui la montrez. Deux exemplaires par feuille : un pour la poche, un pour le sac.
Choisir les cartes
Écrire mes propres cartes
Une idée par ligne dans l'explication. Chaque ligne s'imprime sur sa propre ligne.
Aperçu
Ce que ces cartes disent, et qui parle
Les cartes d'activité
Des cartes à sortir pendant une activité. Chacune dit ce que vous montrez sur l'outil. Pas ce que la personne doit répondre.
Les sortes de cartes
Aperçu
Ce que ces cartes font faire
Communiquer, lire, écrire, participer
Une fiche d'activité, à votre nom, prête à imprimer. Partez d'un modèle, puis réécrivez tout. Aucune activité n'est réservée à un « niveau » de CAA.
Le titre et le domaine
L'activité et le multimodal
Ce bloc s'imprime en haut de la fiche. La famille et les collègues savent alors comment lui parler. Sans lui, une fiche partagée laisse croire qu'un seul moyen compte.
Les mots à modéliser
Les pictogrammes sont possibles, jamais obligatoires.
Un signe se voit en mouvement, pas sur une image fixe. La feuille porte donc un lien vers la vidéo. 660 signes disponibles, avec leur auteur et leur licence.
La pastille indique la licence de chaque signe. CC BY : la vidéo, le lien, et l'extraction d'images sont possibles. CC BY-SA : la vidéo et le lien seulement. En extraire une image obligerait à rediffuser cette image sous la même licence. L'outil s'y refuse, pour que la question ne se pose jamais.
Les accès prévus
Comment la personne peut agir sur l'activité. « La personne décide, le partenaire fait le geste » : elle choisit, l'adulte exécute. Le geste est délégué. La décision, jamais.
Ce que l'activité permet de faire
Pour le partenaire
Ce texte s'adresse à l'adulte, jamais à la personne. Il remplace les consignes façon exercice scolaire.
Le lien contient la fiche entière, rien n'est déposé sur un serveur. La personne qui le reçoit peut la modifier et la réimprimer.
Aperçu
Ce que cette fiche annonce
Quand la parole a été là
Ces supports ne sont pas des grilles de pictogrammes en plus petit. Ce sont des photos de la vie de la personne, des mots écrits, et de la place pour que l'autre écrive aussi. C'est ce que la recherche documente le mieux en aphasie.
Une vraie photo de sa vie, pas une image générique. Elle reste sur cet ordinateur : rien n'est envoyé.
Une phrase par ligne. Des choses à raconter, pas des besoins.
L'ordre par fréquence fait gagner du temps quand quelqu'un récite les lettres et que la personne arrête. C'est ainsi que Jean-Dominique Bauby a dicté son livre.
Une phrase par ligne, écrite à la première personne. Écrites avec la personne, jamais à sa place.
Sans ces phrases, une conversation qui déraille s'arrête.
Ce que vous voudriez que le prochain soignant sache.
Aperçu
Ce qui est prêt
Ce que dit la recherche
Les supports de tous les jours
Un support court n'est pas un support pauvre. Un set de table doit permettre de refuser, de commenter, d'appeler. Pas seulement de demander à manger.
Dix mots au plus : au-delà, le marque-page devient illisible. Trois exemplaires sont imprimés sur la feuille, à découper.
Aperçu
Ce que ce support permet de dire
Ce qu'il faut surveiller
Mes images et ma deuxième langue
Une deuxième langue sur les supports
La langue de la maison a sa place sur le support. Elle permet aux proches de s'en servir aussi. Cet outil ne traduit rien : c'est vous qui écrivez. Une traduction fausse sur un support de communication fait des dégâts. Faites-la relire par une personne qui parle cette langue.
Précisez la variété quand elle compte. « Arabe » ne dit pas la même chose que « arabe marocain ». Pour une famille, ce détail n'en est pas un.
Ajoutez vos propres images. Photos de la famille, du lieu de vie, des objets réels. Les pictogrammes Mulberry montrent surtout des personnes blanches. Vos photos sont le moyen le plus sûr que chacun se reconnaisse. Les images restent dans ce navigateur. Elles ne partent nulle part.
Repartir de zéro
Chaque atelier a son bouton, dans sa colonne de réglages. Celui-ci remet les huit ateliers à zéro d'un coup. Ce que vous avez déjà imprimé ne change pas. Les fichiers que vous avez enregistrés non plus.
Vos photos sont les plus longues à refaire. Décochez seulement si vous prêtez cet ordinateur.